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Jeune talent |
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| Charles Leclerc |
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| A bientôt 13 ans et avec une expérience acquise en course sur les circuits de karting depuis l'âge de 7 ans, Charles a déjà un palmarès digne des plus grands qui en dit long sur son talent de pilote : 68 courses, 59 podiums, 54 victoires. Après son père Hervé qui s'était illustré il y a une vingtaine d'années dans le championnat de Formule 3, antichambre de la F1, Charles entend bien à son tour faire briller le nom des Leclerc dans le monde du sport automobile. |
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En ce mercredi après l'école, nous rencontrons Charles, visage d'ange, élève au Collège Charles III, à la terrasse d'un café sur le port de Fontvieille… Un ami l'accompagne, et surtout son père, Hervé ; c'est lui, en père attentif, qui s'occupe de sa jeune et déjà très brillante carrière.
Il faut dire que tout a commencé très tôt. Lorsqu'il s'est installé pour la première fois dans le baquet d'un kart, Charles n'avait que 5 ans et demi. Il n'aura pas fallu un tour pour que l'on s'aperçoive qu'il s'était produit quelque chose, qu'il avait un sens inné du pilotage, des sensations incroyables. Comme Charles le rappelle « j'avais adoré et je savais déjà que j'allais très vite recommencer…. »
Ses premiers pas, sur la piste de kart de Brignoles, ont eu lieu sous le regard de Philippe Bianchi, ami de la famille, et surtout de son fils Jules, aujourd'hui pilote essayeur chez Ferrari à 20 ans, que beaucoup voient comme le digne successeur d'Alain Prost. Jules est devenu le plus naturellement du monde son parrain sportif et entre eux est née une vraie complicité. Comme le précise le papa de Charles, Jules compte beaucoup pour lui : il l'appelle souvent, vient le voir dès qu'il peut aux courses et lui prodigue de précieux conseils.
Avec le soutien sans faille de son paternel mais aussi de sa famille sportive, Charles découvre donc très rapidement les courses, à l'âge de 7 ans, dans la catégorie Minikart, non sans toutefois inquiéter quelque peu sa maman qui le regarde avec peine, à plus de 120 km/h au ras du sol... Premiers podiums, premières victoires. Pour sa 3e course seulement, alors qu'il était de loin le plus jeune engagé, il fait le meilleur temps en qualifications, part en pôle position et mène la course jusqu'au dernier tour... Le bilan de ses deux premières années se passe de commentaires : 29 victoires pour 36 courses. Charles allait très vite confirmer et devenir l'année suivante le plus jeune vice champion de France minime en 2008, à seulement 10 ans.
Aujourd'hui, avec en poche un titre de Champion de France cadet acquis à la fin de la saison 2009, Charles vient tout récemment de changer d'écurie et a rejoint le team Sodi Kart, numéro 1 mondial. Là encore, histoire d'enfoncer le clou et surtout d'ôter tous les doutes à ceux qui auraient pu encore en avoir, il remporte brillamment la course d'Angerville dans la catégorie KF3. Signe très fort et émouvant, c'est après cette victoire acquise en juin dernier qu'il a couru pour la première fois à l'issue d'une course se jeter dans les bras de son père…
A ce stade où les pilotes se tiennent à quelques millièmes de secondes, la différence se fait souvent dans la tête. De ce côté là, le mental de Charles est l'une de ses forces, et à son âge, dans ce monde de la course souvent rude où personne ne se fait de cadeau, il n'est jamais ménagé. Mais cela ne le dérange pas, il le sait, « c'est comme ça » dit-il avec fatalisme et il l'accepte ; « ça me rend plus fort encore et ça me fait progresser plus vite »… Sous le regard approbateur de son père, Charles, ce garçon serein dans sa tête et bien dans ses baskets, nous explique tranquillement qu'il ne connaît pas trop la pression « Je donne le meilleur de moi même à chaque fois, sans me poser de questions et puis on verra bien »…
Avec un tel rythme que lui imposent des déplacements quasi hebdomadaires, il nous dit accorder la plus grande importance à sa scolarité au collège. Il est bon élève et rattrape les cours qu'il manque grâce à ses amis et surtout avec l'aide précieuse de sa grand-mère, ancienne institutrice, qui lui prépare un peu le travail.
Il nous explique que l'école lui donne ses repères et qu'il est particulièrement heureux d'y retrouver ses amis dont il est privé les longs week-end de course.
Son rêve est bien sûr de s'asseoir dans le baquet d'une Formule 1 mais avec une étonnante sagesse, certainement héritée de son père, il nous précise bien
ne pas vouloir brûler les étapes. Ce jeune homme sait très bien ce qu'il veut. D'ailleurs, il avait dessiné lui même dans son coin le motif à damiers de son casque dès l'âge de 6 ans…
Notre champion envisage de passer encore une saison en KF3 compte tenu de son jeune âge, avant d'intégrer la catégorie SFK, qui correspond à la Formule 1 du karting. Et à partir de là, quand on est aimé, structuré et soutenu comme l'est Charles, que l'on a autant de talent sur la piste, tous les rêves sont permis et peut-être un jour roulera-t-il sur les traces de Jules Bianchi ou d'Ayrton Senna, ses pilotes de référence. |
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